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Team Spondylarthrites : nous parlons des spondylarthrites

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Les 150 km de la JC ROBIN ont été couverts …

Retour sur une journée qui s'annonçait bien difficile …
On m'a posé la question : "qu'as-tu fait pour être capable de rouler comme ça aujourd'hui ?".
Je vais tout d'abord répondre à la question car ça peut intéresser les malades dans leurs souffrances quotidiennes.
Hier soir, en rentrant du travail, j'ai posé un pansement de froid sur ma zone extra sensible. Afin de limiter l'inflammation et stopper les messages douloureux qui remontent au cerveau. L'objectif était de ne plus penser aux douleurs…
J'ai pratiqué quelques manipulations expliquées et décrites par mon kiné dans le but de décoller les adhérences autour de la zone douloureuse et de donner de l'élasticité aux ligaments. Le tout accompagné, d'étirements.  
Ensuite, en fin de soirée, j'ai fait une grosse séance de physiothérapie en choisissant un programme d'ondes  antalgiques variées.
Puis avant de me coucher, un massage avec du voltarène.

Ma nuit a été découpée de phases de réveil, dont peu réparatrice. J'avais tellement peur de me lever avec la douleur, que je me réveillais sans cesse, pour me rassurer sur mes sensations.
Au réveil l'ankylose ne me semble pas trop prononcée.
Je pose un pansement de froid pour diminuer l'inflammation, puis je fais des étirements.
Le point sensible de la veille est à peine perceptible.  
A partir de là, la tête va prendre le dessus sur le reste …

Sur le vélo, mon dos n'a été douloureux que sur la fin de course entre les kilomètres 120 et 140.
Avant, le départ, j'avais pris soin de mettre du baume chinois sur ma zone lombo-sacrée.

Vous l'avez compris, j'ai fini la course et j'ai couvert ces 150 km au profit de la maladie de Crohn et des RCH, mais je n'ai pas été à la fête !

Au départ, je me sentais super bien et j'avais des bonnes jambes.
Mais lorsque la course est entrée dans les choses sérieuses, je n'ai pas été capable de me faire violence. Je crois que mon corps en avait assez des jours précédents.
Dans une côte, au bout de 50 kilomètre, j'ai du laisser partir  la cinquantaine de coureurs qui étaient encore dans le peloton.
A ce moment là, Sylvain m'a doublé et m'a demandé de m'accrocher.
J'ai insisté pour qu'il ne m'attende pas mais l'amitié est plus fort que tout et il a tenu a rester à mes côtés. C'est vraiment sympa.
Nous avons rapidement constitué un groupe de chasse d'une dizaine de coureurs.
Mais, nous avons eu la mal chance d'être mal aiguillé sur le parcours et nous nous sommes retrouvés hors circuit.
Ce fait de course, nous a fait faire 07 km de plus et surtout abandonner toute chance de faire un résultat. 

Ce n'est pas très grave, le principal pour moi était d'aller au bout de l'épreuve.
Ca n'a pas toujours été facile. J'ai alors souvent pensé au motif de ma présence sur cette cyclosportive.
J'ai reçu beaucoup d'ondes positives et j'y suis arrivé.

Heureusement, Stéphane BOURGOUGNON était lui à l'avant et il a brillé …
 

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